samedi 29 octobre 2011

Meir SHALEV : Pour l'amour de Judith

Anne nous presente un ecrivain Israelien

Petit village au Nord d’Israël. Des personnages se détachent comme des silhouettes au loin dans une brume de chaleur. Un flou de départ qui laissera place à la découverte. Le narrateur s’appelle Zeidé (ce qui signifie « grand-père »), nommé ainsi par sa mère, Judith. « Si l’Ange de la Mort vient et voit un petit enfant nommé Zeidé, il comprend aussitôt qu’il y a une erreur et s’en va ailleurs.»


Zeidé a trois pères. Moshé Rabinovitch, le fermier, costaud, rude, fort à soulever un rocher, toujours à la recherche de cette natte qu’il portait quand il était… petite fille. Globerman, le marchand de bestiaux. Et Jacob Scheinfeld, l’amoureux des oiseaux, celui qu’on traite d’idiot mais qui épousa la plus belle des femmes. Jacob va inviter son fils à partager plusieurs repas, à plusieurs années d’intervalle, au cours desquels la vie de Judith, la mère et la femme tant aimée disparue quand Zeidé avait dix ans, va se libérer, se raconter, « ré » exister. Et avec elle, la vie du village et de ces gens qui l’ont aimée ou simplement connue ou simplement préparé son entrée dans la vie des autres... Noémie et Oded les premiers enfants de Moshé, Yshoua, le prisonnier Italien, Papish-village, Menaheim le frère de Moshé qui devient muet tous les printemps, Tonia, la première femme de Moshé, qui ressemblait curieusement à son mari, ou encore cet étrange albinos en costume noir…

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